L'architecture

Façade arrièreLe logis au XVIIIe siècle

C'est une bâtisse rectangulaire comprenant un étage. Construite sur un plan saintongeais. Le premier et le rez de chaussée sont identiques. Un vestibule central traverse du sud au nord la bâtisse dans sa largeur. De part et d'autre de celui-ci, quatre pièces. Deux pièces sont exposées au sud, les deux autres dont la cage d'escalier orientées au nord. La façade principale au sud est en pierre de taille. Elle est rythmée de pilastres aux extrémités et d'un ressaut central assis sur le perron d'entrée principale.

Surplombant la porte d'entrée, la porte fenêtre et son balcon. Le ressaut central est couronné par un fronton reposant sur une imposante corniche. Les cuisines se situent sur le versant est de la bâtisse, accessibles par une des pièces à vivre du rez de chaussée. La façade nord est recouverte d'un crépis lissé, tout comme les autres façades de la bâtisse. Le style y est sobre.

Le logis au XIXe siècle : la Paladienne

Des travaux d'agrandissement sont engagés au début du XIXe siècle. Ils contribueront à la surélévation du batiment existant, ainsi que des modifications extérieures. Ces travaux seront brusquement interrompus dans les années 1850 et resteront donc inachevés. Seul le rez de chaussée sera habitable pour les villégiatures... Un troisième niveau est créé par la surélévation des combles. La batisse comprendra désormais, le rez de chaussée, le premier et le second étage. Les matériaux employés seront identiques à ceux utilisés antérieurement. La charpente, en revanche, est refaite plus haute et plus pentue en prévision d'une toiture d'ardoises. Le style architectural et les règles de construction sont respectés. Le rythme des verticales rendues, par les pilastres et le ressaut central, plus marqué ; le rythme des horizontales accentué par les bandeaux qui soulignent et soutiennent les baies.

Le logis de BeaudricourtLa porte fenêtre du premier étage est conservée ainsi que le balcon et son garde-corps. Celui-ci est d'une importance majeure pour cette façade. Construit à une échelle différente de celle de la façade. Comme un trompe l'oeil, il donne au premier étage un effet de majesté. En ce qui concerne les modifications intérieures, elles sont essentiellement dues à cette surélévation, de ce fait la cage d'escalier sera supprimée et l'escalier d'origine démoli. Un autre escalier est construit pour desservir les deux niveaux supérieurs. Grâce à la suppression de la cage d'escalier, une pièce à vivre est ajoutée au deux premiers niveaux. Les portes d'accès des pièces du rez de chaussée sont elles aussi modifiées. Certainement jugées trop basse ou trop étroites pour l'époque. Elles sont comblées. De grandes double-portes seront percées dans l'axe des pièces ; aménagement très à la mode au XIXe siècle. Les cuisines situées sur le versant Est de la bâtisse subiront des transformations au cours du XXe siècle.

Ces modifications n'auront en rien dégradé l'aspect général intérieur et extérieur de cette demeure. Inévitablement elle aura subi les modes des différentes époques. Mais aujourd'hui on peut admirer le résultat du savoir-faire des sages bâtisseurs de l'époque, qui ont su lui donner : une allure palladienne. Et cela tout en respectant son élégance, sa noblesse, son charme et ses secrets...

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